Ensemble, nous avons le pouvoir de changer les choses

Après ces mois de préparation, de rencontres enrichissantes et d'échanges profonds, j’ai plus que jamais conscience des défis immenses que nous rencontrons, de l'épuisement qui s'installe, de la perte de sens et parfois même de la souffrance que beaucoup d'entre vous endurent. La crise actuelle, exacerbée par le décret paysage, illustre parfaitement ces difficultés. Ma motivation réside dans ma conviction que, ensemble, nous avons le pouvoir de changer les choses.

Il est temps de trouver un meilleur équilibre entre le bien-être personnel de chacun·e et la quête d'excellence qui nous est chère dans l'accomplissement de nos missions. Cela nécessite de placer les individus au centre de toutes nos attentions. C’est le cœur du projet que je vous propose.

Un programme ne peut se contenter de dresser une liste exhaustive de souhaits. Il doit proposer une direction claire, un cap pour notre université dans les cinq années qui viennent. Le projet que je propose est le fruit d'une collaboration avec de nombreuses et nombreux collègues ; il est ambitieux et visionnaire. Il est surtout réalisable, respectueux des équipes et financièrement viable grâce à des choix stratégiques réfléchis. Ce projet comprend une méthode de mise en œuvre caractérisée par une transparence totale. Les mesures que nous envisageons devront être approuvées par les instances concernées. Elles se concentreront en priorité sur la réduction de la surcharge, la redécouverte de sens et une meilleure reconnaissance du travail accompli. Ces mesures incluront un soutien accru pour les équipes en difficulté, un travail approfondi sur les promotions, notamment pour le personnel administratif et technique, une révision de la reconnaissance des charges académiques et une réduction progressive de ces dernières, ainsi qu'un suivi attentif des charges des assistant·es et un contrôle strict des interruptions de thèses. Nous renforcerons aussi l'accompagnement des étudiant·es, en particulier celles et ceux en situation de précarité.

Avec une équipe renouvelée, je m'engage à instaurer une gouvernance plus participative, à favoriser la cocréation dès les premières étapes au sein des instances, à écouter les solutions qui émergent du terrain, à garantir une véritable liberté d'expression et à valoriser le débat.

Je serai au service de chacun et chacune, étudiant·es et membres du personnel, quel que soit votre rôle, votre métier, votre entité, votre secteur ou votre site, car c'est ensemble que nous construirons l'UCLouvain de demain – une université qui nous ressemble et nous rassemble.

Nous aspirons à une université moins contrôlante et plus confiante, une université qui prend des risques calculés, se montre réellement visionnaire et reste à la pointe dans la réalisation de ses missions. Une université prête à résister aux pressions inappropriées et à relever les défis futurs. Une université où chacun·e trouve du sens à son travail et à ses études, une université dont vous pourrez être fier·es autant qu'elle sera fière de chacun·e d'entre vous.


Avec toute ma motivation et mon enthousiasme,


Françoise Smets

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